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 (Carpinus betulus) Hornbeam (ang.) - Hainbuche (all.)
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Étymologie : L'origine du nom générique est celtique : de karr (bois) et
penn (tête), c'est à dire "bois à jougs". Anciennement, les botanistes
le classaient dans le genre des "bouleaux" - betulus. Famille : Corylacées (parfois classé
dans les Bétulacées ou les Carpinacées)
Autre désignation : Charmille.
Présentation : Le
charme est l'arbre massif et familier qui peuplent les forêts européennes. D'aspect
trapu, irrégulier et musclé, il se rencontre le plus souvent dans l'antre d'une forêt
ou sur le bord d'un sentier détourné. Constituant rarement des charmaies pures, il est
souvent associé aux chênes ou aux hêtres pour former de belles forêts mixtes, dans
lesquelles il constitue la strate arbustive (charmille). Son bois, de teinte blanchâtre,
mi-dur, à texture homogène, s'emploie pour la confection d'outils, la réalisation de
queues de billards ou de quilles. Il est aussi utilisé comme bois de chauffage.
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Compléments : illustration et caractéristiques du bois.
Caractéristiques : Cet arbre massif au houppier ample,
ovoïde chez les sujets âgés, mesure de 15 à 25 mètres de haut et possède un tronc
qui ne dépasse guère 0,6 mètre de diamètre. Sa longévité est plutôt faible: environ
150 ans.
Caractéristiques
et emplois de l'essence
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Son écorce présente une
couleur qui varie du gris pâle au gris-vert. Entièrement lisse chez les jeunes sujets,
elle se couvre progressivement d'un réseau de craquelures ou forme des sillons. Des
"tâches" blanchâtres marquent parfois le tronc.
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Ses feuilles caduques,
simples, en position alterne, de 5 à 12 cm de long sur 3 à 6 cm de large, ont une forme
allongée ovoïde. Elles sont fortement et doublement dentées. De couleur vert tendre ou
vert sombre luisant sur la face supérieure, elles offrent une teinte plus pâle en face
inférieure. Leur aspect "gaufré" caractéristique ressort particulièrement
chez les jeunes pousses. Elles sont portées par un court pétiole.
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Le charme commun est une espèce monoïque.
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Les inflorescences femelles, qui pendent discrètement à l'extrémité des pousses
annuelles (photographie ci-contre en bas à gauche), produisent une bractée en forme de
feuilles à trois lobes. Le lobe central, plus développé, entoure le petit fruit
(akène) et constitue une aile qui favorise la dispersion des graines (illustration
ci-contre). La floraison a lieu de mars à mai.
Les inflorescences mâles sont des chatons cylindriques et pendants. Ils
apparaissent dès l'automne, mesurent de 3 à 7 cm de longueur et sont de teinte
verdâtre. Les fruits secs (akènes) ont la
forme d'une noisette côtelée et mesurent de 6 à 8 mm de diamètre. |
Habitat : Espèce rustique, le charme
commun est une essence forestière importante. A l'état sauvage, il forme des haies ou
peuple les sous bois dans les forêts. Planté, il se retrouve, contrairement aux autres
feuillus, en taillis ou en taillis-sous-futaies car il accepte d'être élagué et
taillé. Essence de lumière, le charme commun ne s'en montre pas moins très résistant
au froid. Il s'implante de préférence dans les zones à climat continental, à sols
frais, argileux ou limoneux, riches et humifères jusqu'à 1300 mètres d'altitude. En
revanche, il supporte mal les sols trop acides ou trop humides (marécages) et son
système racinaire peu profond le rend sensible au vent et à la sécheresse. Malgré la
disparition importante des biotopes dans lesquels ils croissait spontanément (zones
agricoles), le charme occupe encore aujourd'hui environ 6% des forêts françaises. De
plus, sa résistance à la pollution l'a rendu familier des villes.

Répartition géographique : Le charme commun se rencontre dans toutes les régions tempérées de l'Europe jusqu'au sud de la Suède et dans les pays baltes à l'Est.
En France, il affiche une préférence pour le Nord-Est, se trouve parfois dans le Centre et reste absent de la côte atlantique et du Midi.
Pour poursuivre votre étude, vous pouvez notamment consulter:
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