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Dossier
préparé par les CRPF des régions Centre, Pays de la Loire et
Poitou-Charente.
C'est
un sujet très débattu: la peupleraie est souvent présentée comme préjudiciable
aux milieux où elle s'installe. Examinons quelle est la part de l'analyse
objective et celle de l'affectivité.
Les peupliers se voient
reprocher:
En raison de leur enracinement superficiel,
d'être
un facteur d'instabilité des berges.
C'est parfois vrai; cela varie
avec les cultivars (les peupliers interaméricains ont un enracinement
assez profond) et la profondeur du sol. Un arbre à enracinement réputé
superficiel peut développer un enracinement dans un sol profond.
Les dégâts de ragondins
peuvent aussi fragiliser la base du tronc des peupliers; dans ce cas, la
nature de l'enracinement n'est pas en cause.
Enfin, en bord de cours d'eau,
d'autres arbres tels que les frênes et les trembles peuvent aussi présenter
une instabilité en raison du déchaussement de leurs racines.
Un des remèdes pourrait
consister à ne pas maintenir d'arbres de trop forte dimension.
De créer des
embâcles lors des inondations
S'il
s'agit d'embâcles
causés par des arbres arrachés, c'est vrai pour certains peupliers sur
certains sols, mais aussi pour d'autres arbres. Par ailleurs, les
peupliers sont espacés de 7 ou 8 mètres les uns des autres; ce n'est généralement
pas le cas des autres formations boisées.
S'agissant des embâcles
créés par des branches basses, on peut y remédier pour les peupliers
par des élagages et en broyant les résidus d'élagage. Cela se pratique
déjà dans certaines peupleraies.Il y a bien d'autres causes d'embâcles
dont on parle moins.
De faire obstacle à
l'écoulement des eaux lors des crues
La surface maximale
occupée par les sections cumulées des troncs d'une peupleraie adulte est
de 46 m2 par hectare, soit 4,6 millièmes. Est-ce vraiment un obstacle
important ?
Comme l'indique le plan
de prévention des risques d'inondation de la vallée de l'Oise (rapport
de présentation, 1996), les champs d'expansion des crues comportent des
terrains aptes à:
De la sorte, les
peupleraies, en complément des prairies, constituent des champs
d'expansion des crues.
Enfin en réponse à
une question écrite n°20740
d'un parlementaire:
Mme le Ministre de l'
Environnement précise que les peupleraies, en tant qu'activité sylvicole
peu sensible aux inondations, font partie des occupations du sol qui
doivent être maintenues, parmi d'autres, car compatibles avec la préservation
des zones inondables (J.O. du 19 août 1996, page 4514).
A
lire, dans Le
site du peuplier de Dominique MEESE,
la suite de cette étude:
Ce
dossier est diffusé dans une plaquette disponible auprès des CRPF des régions Centre, Pays de la Loire et
Poitou-Charente.
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