Après l'ERIKA, et tant d'autres naufrages de pétroliers,
voici maintenant la catastrophe du KOURSK. Et par-delà la mémoire
des malheureux disparus, l'on peut se demander si leur cimetière n'est pas
devenu tout simplement une poubelle.
Le Monde publie (le 09.09.00) un terrifiant reportage sur la
tragédie. Et l'on y devine également la confirmation que l'état de le flotte
nucléaire russe peut maintenant s' évaluer à l'aune de la faillite du
"sauvetage" des malheureux sous-mariniers.
Au moins aussi grave, et encore plus inquiétant, est la
photo publiée en page 17, montrant un autre cimetière, cette fois celui
des épaves de la marine nucléaire russe au Nord de MOURMANSK.
Et l'on ne peut s'empêcher de penser aux oléoducs
percés, déversant leur pétrole dans les sols et les forêts... Et d'évoquer
également les terribles et sournoises maladies qui frappent les familles résidant
à BAîKONOUR, la "Cité des Etoiles". Sans même parler de
l'horrible catastrophe de TCHERNOBYL.
Et tout cela existait déjà bien avant la chute du
communisme.
Nul doute alors, que les défenseurs de l'environnement vont
se mobiliser, toujours prompts ( à juste titre), pour dénoncer ces
terribles bavures . Et envoyer des Représentants de Greenpeace
"occuper" les sites de Mourmansk, Baïkonour, et Tchernobyl.
A moins que l'éloignement des lieux, joint à l'absence de démocratie
dans ce pays (aujourdhui comme hier), ne leur fassent privilégier des actions
spectaculaires plus proches de nous, et donc plus médiatisables. Et tolérées
par les vraies démocraties...