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Par Bernard
ROTH
Tout
récemment (25.03.00) un article paru dans Le Figaro ("Et si c’était
le Soleil ?", par Fabrice Nodé-Langlois ) apporte une nouvelle
contribution à ceux qui soutiennent que l’homme n’est PAS responsable du
réchauffement –actuel et passager- de la planète. Et, un mois plus tard
(20.06.00), Courrier International abonde dans le même sens (" Et si
la science se trompait ?"), en reprenant un article paru dans
"L’actualité" de Montréal.
La
médiatisation du "réchauffement de la planète causé par l’homme"
sera-t-elle à juger à l’aune de celle du "bogue de l’an 2000" ?
Ou bien de celle des "pluies acides dans nos forêts" ? Ou encore
de celle de "l’amiante, matériau miracle et sans danger" (au début
des années 90) ?
Par
contre, aucune médiatisation n’avait souligné, à l’époque, la myopie des
experts économiques : aucun n’avait prévu ,avant 1970, ne serait-ce qu’à
titre de simple hypothèse de travail, le quadruplement des prix du pétrole....
Ainsi, beaucoup
d’événements semblent nous échapper. Et donc peut-être aussi les causes VERITABLES du réchauffement de la planète ?
On
indique que l’année 1998 a été l’année la plus chaude du siècle, que
les dix années les plus chaudes ont eu lieu depuis 1981, que les récentes
tempêtes proviennent de l'effet de serre.
Qu'en
est-il vraiment ??
Lisons,
entre autres, l'ouvrage (américain) "Environmental Overkill : Whatever
Happened to common sense ?" "Qu’est-il advenu du bon sens ?"
de Dixy Lee Ray.(qui fut, entre autres, Présidente de la Commission U.S. de l’énergie
atomique, Gouverneur de l’Etat de Washington, et obtint le Prix de la Paix des
Nations Unies.)
Que
dit-elle ?
Par
exemple : le vulcanologue Haroun TAZIEFF écrit : "Le réchauffement de
la planète est une pure invention. Il n’a jamais été prouvé et à mon
avis, c’est un mensonge. Un mensonge qui va coûter des milliards de francs
annuellement ... Tout ceci est pour moi une pure falsification". (Revue
du XXIème siècle de Sciences et Technologies, 1991).
-
L’histoire
de la terre comporte en permanence des changements de climats :il y eut 17
périodes glaciaires au cours des 10 derniers millions d’années.
Chacune a duré plusieurs centaines d’années, puis a été suivie par un réchauffement,
qui a provoqué un retrait des glaciers. Des variations naturelles de
température paraissent survenir toutes les 2.500 années. Si l’on se base
sur les fresques découvertes dans des grottes du Sahara, et datant d’environ
6.000 ans (une période que les météorologues décrivent comme la
"belle période des climats"), on peut en déduire que le climat
était différent : les peintures montrent des éléphants, des girafes, des
hippopotames et des crocodiles !
Nul
ne peut savoir ce qui a provoqué ce changement de climat. Ce qui est sûr, c’est
qu’il n’était pas dû aux activités industrielles. Le
climat change naturellement.
-
Même
si le "réchauffement" actuel devait se poursuivre, il n’est pas
envisageable que les températures dépassent celles qui existaient durant
la période de 900 à 1100 de notre ère, période durant laquelle les
hommes, les plantes et les animaux ont survécu. Au Xème siècle,
lorsque les Vikings ont traversé les Océans, ils ont découvert une terre
qu’ils ont colonisée, et surnommé "Greenland". Cette terre
était bien verte à l’époque, avant d’être recouverte par la glace,
comme elle l’est encore de nos jours !
-
L’enregistrement
officiel des températures a commencé en Europe en 1781, grâce à la
Société Météorologique du Palatinat. Les données montrent des
variations de températures, avec des périodes de refroidissement de 10 ou
20 ans, toujours suivies par des mêmes périodes de réchauffement. Le
résultat net est qu’entre 1800 et 1880, il y a eu une variation d’environ
0,5 à 1 degré. Là également et de toute évidence, ces variations ne
peuvent être imputées aux activités industrielles.
Mais,
même sans données mathématiques précises, on peut en déduire que bien
avant 1780 il y avait d’importants changements : il suffit, par exemple, d’examiner
: les variations des volumes des lacs suisses, ou bien les dates et l’importance
des récoltes, ou bien le comportement des glaciers, ou bien les dates
auxquelles fleurissaient les cerisiers au Japon, dont les statistiques
remontent à plus de 1.700 ans...
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Après
quelques années de réchauffement au Moyen Age, la terre est entrée dans
une "petite période de glaciation" (de 1450 à 1850). Les
températures en Angleterre étaient tellement basses durant ces hivers que
les arbres du sud de l’Angleterre (dans le Sommerset) ont gelé, et même
parfois explosé à cause de la glace. La Tamise a gelé jusqu’à Londres,
notamment pour la dernière fois en 1814. L’horrible hiver auquel ont
été confrontées les troupes du Général Washington, en 1777 et 1778, est
un autre exemple des rigueurs. Aux alentours de 1850, un réchauffement
progressif a commencé, qui continue jusqu’à présent. Mais il y a
toujours eu des hauts et des bas, même pendant cette période 1881 et 1882
figurent parmi les plus froides enregistrées. Un léger réchauffement s’est
produit entre 1910 et 1938.
-
Par
contre, durant le boom économique qui a suivi la période de la
deuxième guerre mondiale, à un moment donc où les émanations de dioxyde
de carbone étaient en augmentation continuelle, il y a eu une légère
baisse des températures, de 1940 jusqu’au début des années 1980. Sur
les 100 dernières années, il y a eu une augmentation de seulement de 1°,
provenant essentiellement de l’augmentation nocturne des
températures.
-
En
1989, le Docteur Marc CATHAY, Directeur de l’Arboretum National des
Etats-Unis indique : les arbres et les plantes de notre pays nous montrent
sans ambiguïté, aucune, que le climat des Etats-Unis s’est refroidi dans
certaines régions. Il ne s’est certainement pas réchauffé. A
titre d’exemple : Il était possible dans certaines régions du sud-est
des Etats-Unis de cultiver des citrons jusqu’en Caroline du Nord. De nos
jours, ces mêmes récoltes ne peuvent plus être pratiquées que jusqu’au
nord de la Floride.
En
Floride, au cours des 30 dernières années, il y a eu 24 périodes durant
lesquelles le gel a détruit les récoltes. Il n’y avait eu que 6 périodes
identiques au cours des 50 années précédentes.
-
Ces
quelques données montrent bien qu’il n’y a pas de preuves suffisantes
laissant présager un désastre écologique dû au réchauffement de la
planète. On pourrait tout juste admettre que tout ce que "les
fanatiques du réchauffement de la planète" peuvent trouver est une augmentation
éventuelle de un demi degré. Et encore : cette augmentation n’est
que la contrepartie très lente de la petite période de glaciation, déjà
décrite, de 1450 à 1650.
Une
récente étude américaine, citée par le Nouvel Observateur, démontre que
le thermomètre monte de... 0,07 degré tous les 10 ans.
Un
deuxième ouvrage (américain) corrobore ces indications :
"Facts,
Not Fear : A Parent’s Guide to Teaching Children About the Environment",
de Michael Sanera et Jane S. Shaw (Regnery Publishing, Washington,D.C., 1996)
: "Les faits, et non la peur : Un guide pour les parents, pour
expliquer l’environnement à leurs enfants ".
Des
écolières écrivent : "Je suis trop jeune pour mourir. Arrêtez de
brûler la planète", ou encore : "Bientôt New-York sera
entièrement recouverte d’eau. Seuls les sommets des gratte-ciel les plus
élevés apparaîtront encore".
Des
mesures de la température indiquent qu’il n’y a pas eu de
réchauffement entre 1979 et 1996. Au contraire il y a eu un léger
refroidissement, qui pourrait éventuellement être expliqué par l’explosion
du volcan du Mont Pinatubo aux Philippines : les poussières volcaniques ont
empêché les rayons du soleil de réchauffer la terre et donc ont contribué
à son refroidissement. Dans le même chapitre, un graphique (de 1996) indique
bien qu’il n’y a absolument aucune tendance au réchauffement. Il y
a eu une baisse très significative de la température entre 1938 et 1970.
En guise de conclusion
: Pourquoi les nouvelles concernant l’environnement
sont-elles systématiquement catastrophiques ?
Pour y répondre, je m’inspire
d’un article (paru dans le Courrier International du 16.01.97), reprenant un
article de Herbert Seifert paru dans la Neue Zuercher Zeitung : "L’écologie,
terrain d’élection du journalisme politiquement correct".
L’auteur s’inspire lui-même
de trois livres allemands ("Les Fables des Médias : désinformations par
conviction dans le journalisme", "Eco-optimisme", "Les
prétendues pluies acides : carrière d’un cliché") :
‘’Le simple fait de n’être
pas convaincu de l’immanquable apocalypse est vite perçu comme le symbole d’une
morale douteuse. Toute controverse a été exclue du discours rationnel. Les
médias recourent à des clichés comme argument majeur, et à des images
populaires dotées d’une grande force émotionnelle".
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